Les sites de rencontre…et le concept du rejet

À quarante ans, on en apprend des choses. On se « célibate » (je décrète avoir le copyright sur ce terme), on se crée une nouvelle philosophie de vie, on la propage, on y croit.

J’ai lu plusieurs articles, du plus scientifiques au plus ésotériques, pour comprendre que les émotions que nous vivons dans la période qui suit la séparation se doivent sinéquanon d’être vécues. Je le crois, je le sens, je l’entend. En résumé, plus on refoule, plus on coule.

Ceci dit, avec un nouvel abonnement à un site de rencontre en règle tout à fait légitime et respectable, voilà que je fais face au concept du rejet puissance 10! Manquait plus que cela! Désillusionnez-vous lecteurs aguerris, que vous soyez pétard, sûr de vous, professionnel ou autres, le rejet est à votre porte dans ce processus. Donc voici l’importance de ne pas avoir de trucs non réglés enfouis avant de s’aventurer dans cela!

Quelques méthodes:

  1. Le « ghoster », silence radio côté réponse, disparition complète
  2. Le pas trop sûre : oui mais…,
  3. Le « ouerreux »: je regarde ton profil de façon intempestive mais je ne répond pas
  4. Et le « testeux »: il valide la marchandise avant…c’est supposément légal en fait tant qu’il y a consentement. #Metoo

Les fraîchement inscrits ne sont pas avisés de l’armure nécessaire pour affronter cela les premières fois. « C’est cool un site de rencontre, tu paies, ils font un algorithme basé sur un 200 questions pour te connaître, l’intelligence artificielle est à son apogée, why not, on trust! » Eh boy boy. Armes-toi amis du web, la première fois, ça peut fesser.

Le conseil qui revient le plus souvent dans les articles que j’ai lu est de prendre cela à la légère, se dire qu’on essai et au pire ça ne donne rien.

You bet!

Je tricote mon armure en ce moment 😉

La piste cyclable

Un beau dimanche matin, la petite balade de vélo parfaite, deux montées distinctes, linéaire avec pour but le doux son bucolique des chutes; la quête du moment de zénitude pour faire place à de nouvelles aventures dans mon esprit.

Je n’ai pas le kit du tour de France. Armée de mon vélo de type hybride, pas de casque, et pour ce point je n’ai aucun argument à ma défense, je roule avec une attitude contemplative. Regards à gauche, regards à droite, je profite du moment, je garde mon côté, je suis une bonne citoyenne à deux roues.

Loin de moi l’idée de juger (ça me fait rire débuter une phrase comme cela, ça indique justement que je jugerai…) mais je sens un truc bizarre quand je croise le descendent de Lance Armstrong. Nous n’avons certes pas les mêmes ambitions, mais…

Un malaise?

Une envie?

Le fait est que ce matin, en croisant l’homme mûr, le crew entier ou le couple aux allures parfaites tous adeptes de performance moulé de spandex, je me suis sentie encore plus zen, bien avec mon humeur contemplative. C’est beau un champ de blé d’Inde quand tu t’y attardes; la précision du rang, l’horizon au loin. Mais j’avoue que c’est aussi parfois beau l’homme adepte de performance moulé de spandex!

À vous, si vous croisez la fille avec le vélo qui mériterait un brin de WD40, souriez, elle vous l’as assurément offert en premier!

Note à moi-même: Me renseigner sur l’artiste qui colore ce bout de paradis entre deux villages nowhere d’oeuvre à l’effigie de pénis. Ton inspiration m’intrigue!

Ne jamais manger de sushis lors d’une première date

Prenez le comme un conseil d’une grande amie lointaine qui vous apprécie tout particulièrement, ne jamais mettre au menu les sushis lors d’une première date. Pourquoi?

  1. Un sushi, ça se mange en une bouchée
  2. Les bouchées sont rarement petites
  3. Ce n’est pas tout le monde qui a la même capacité bucale
  4. Ce n’est pas le bon moment pour essayer une nouvelle saveur et ne pas l’aimer, quand elle est toute dans ta bouche
  5. Des baguettes, ça ne coupe pas comme un couteau
  6. On partage le plat de sauce
  7. Mangez avec ses doigts, certains n’aiment pas voir cela
  8. Un grain de riz est si vite ressorti de la bouche lors d’un fou rire inattendu
  9. La dignité peut être atteinte

Donc, la morale de l’histoire, les sushis à la date 2 peut-être, mais à la 1, ça peut éliminer la possibilité de la 2!

WishList#2 – Terminer ma maîtrise

Non mais c’est quoi ce délire!

Je recule à mes 32 ans. Je me suis dit, ça y est, c’est le temps, tu es brillante, maintenant va à l’école.

Je suis de nature tenace. J’ai un parcours atypique, mais j’en suis fière. J’ai fait des choix différents, discutables pour certain, audacieux pour d’autre. Ceci dit, je me suis retrouvé à 32 ans à débuter un baccalauréat à temps partiel de soir et de fin de semaine, 6 ans plus tard, bacc en poche, j’ai débuté ma maîtrise. Rien de trop beau pour la classe ouvrière.

Assurément, avec le recul je me questionne. Pourquoi ne pas avoir choisi un domaine comme l’architecture, la comptabilité ou la médecine ou autre truc super payant et où l’on score! Non, moi j’y vais « all in » dans l’humain, et toutes ces particularités et zone d’ombre.

Bordel!

Faut quand même souligner que j’ai un objectif bien précis, soit celui d’enseigner les zones d’ombre de l’humain à d’autres hurluberlus comme moi. Donc je tiens à la maîtrise, et qui sait si une université voudra de moi pour une cruise en règle pour le doctorat.

Mais là, mon 40 ans achève, et c’est le number 2 dans ma wish list, et j’ai le mémoire qui tarde!

Syndrome de la page blanche v/s l’intensité de la consultation du site de rencontre.

Qui gagnera?

Les paris sont ouverts 🙂

Wish list#1. Débuter et poursuivre le yoga

Haaaaaaa le Yoga, l’activité de l’heure! Pour l’âme et le corps, chaud ou froid, yogi ou juste Louis, huppé ou le studio improvisé, avec le kit parfait ou celui « qui n’est pas in » y parait, j’ai mis cette idée en tête de liste, rien de moins. Ça veut donc dire que quand j’ai débuté ma réflexion, de tous les projets ou idées possibles, j’ai choisi le yoga. Refaire le monde? Offrir mon corps à la science pour faire avancer la médecine? Signer ma carte de dons d’organes? Du bénévolat? Non, du yoga.

Il est important que je vous précise que côté souplesse, je n’ai pas été choyée. La preuve, je ne peux pas mettre la paume de mes mains au sol lorsque je me plis de tout mon long pendant que je suis debout. C’est clair non? Vous voyez la position? Pas tant?

Du fort fort lointain de ma banlieue, j’entends certain me dire que le yoga, ce n’est pas seulement la souplesse et les habiletés physiques, c’est aussi la force du mental et les bienfaits de la méditation. La connexion avec son soi, son intérieur. Je vous crois sur parole. Le fait est que, LE projet en tête de liste n’a pas encore eu le privilège de vivre ses premiers balbutiements. Je dois attendre qu’un yogi m’appelle personnellement pour m’inviter à une séance, me fournit le kit parfait et viens même me cherche à la maison. J’attends la formule parfaite. Je suis comme cela!

Le site douteux

Je ne suis pas une spécialiste en site de rencontre. Quelques semaines après la déclaration de mon nouveau statut matrimonial à la RAMQ (c’est cette date que je retiens), me voilà à fouiller sur les internets à la recherche d’une source de chaleur humaine. On a beau se décréter célibataire et fière de l’être, en année sabbatique de couple après deux mandats totalisant plus de 20 ans, j’avais quelques sourires à partager. (Je devrais envisager la politique)

Voilà donc que le site douteux et moi-même avons fait connaissance. Sésame, un nouveau monde s’ouvrait à moi. Voulant garder un côté mystérieux, j’ai complété la fiche avec le moins d’informations possibles, poussant l’audace à me prénommer par des signes de ponctuation. Quelques minutes plus tard, un premier clin d’oeil! Toute énervée, je me suis dit que mon mystère portait fruit, on veut ME parler. Dans ce monde virtuel de moi, de je mais tellement loin du nous, j’ai erré à m’en demander si je n’étais pas maintenant une accro aux gringos. Mon constat principal: les gars, une photo de vous avec un arrière plan de salle de bain douteuse, ce n’est pas chic. Faux6pieds, à qui j’ai soulevé le point, m’a expliqué que la présence du miroir leur permettait de se mettre en valeur et de valider le produit fini. Ok, j’en conviens, mais une toilette en arrière plan, quand même! Mon second constat, on voulait pas vraiment ME parler. La lucidité à rapidement pris le dessus, je vous rassure tout de suite…le CiaoBella a marqué mon côté niais/cute/adorable/attachant. Faut bien mettre de l’enrobage!

Au final, j’y ai fait quelques rencontres, en majorité ne dépassant pas la marche de validation. J’ai eu la chance de rencontrer le fanatique du ballet avec un verbe exceptionnel (ne pas faire d’erreur dans l’orthographe svp), le sportif à la maison qui pensait pour deux, le plus petit que moi autant verticalement qu’horizontalement et Faux6pieds. On s’est écrit, on s’est croisé, on s’est salué. Sauf le Duc, le cinquième, on partage une passion bizarre…on verra.

Ce matin là…

Un seul mot, outch!

Plusieurs semaines que je suis célibataire, je me sens heureuse.

Histoire courte: 15 ans de vie de couple qui s’éteint, 5 minutes de pleurs, on passe à autre chose. Il est bien, je le suis.

Histoire publique: Quinze belles années de vie commune, avec le cliché des hauts et des bas. On décide de se séparer. Le « on » est super important et le ton est mis sur ce mot lors de la représentation orale de l’histoire courte. L’un et l’autre n’avons plus la même définition du bonheur, ça grince un peu, mais ça passe. Viens le 5 minutes de pleurs quand les dernières boîtes quittent, une bouteille de blanc plus tard, on passe à autre chose. Il est bien, je le suis.

Histoire réelle: Ayoye bordel de merde. Le coup de poing est arrivé la veille de ce matin là. Site douteux aidant, après les quinze belles années de vie commune, j’ai tranquillement donné de l’ouverture à des rencontres potentielles. La boîte à poux fonctionne à plein régime: on se questionne à savoir quelle genre de nouvelle relation on veut, permettant d’avoir plus de hauts que de bas: amicale, sérieuse, occasionnelle, amicale/sérieuse, amicale/occasionnelle, sérieuse/occasionnelle (j’ai un doute sur celle-là!), le style de gars, physiquement, intellectuellement, des enfants, pas d’enfant, tatoué, barbu, brun, roux, fou, etc… J’ai la vague impression que tout cela a occupé mes pensées pour m’empêcher de penser à ce que je devrais vraiment penser. Vous me suivez? Vint le moment charnière: une rencontre intéressante, Lui, les mêmes attentes sous le format sérieuse/occasionnelle (j’ai toujours un doute sur celle-là), différents styles mais plausible, la troisième « date », je veux impressionner, scénario su’à coche, éviction temporaire de tout être vivant de la maison…et je me fais larguer par email à quelques heures de cette soirée mémorable. Le résultat? Toutes les émotions que je refoule depuis des semaines surgissent en tsunami. Le rejet s’est faufilé dans la blessure encore ouverte…

Conclusion: Lui n’a rien à y voir et on a besoin de temps avant le « Il est bien, je le suis ».

Fin…dans un avenir que je souhaite rapproché.

Il faut toujours une première fois…

D’emblée, je vous informe que je fais et ferai l’usage des trois petits points à outrance, trop souvent pour certain, poussant le mythe de la mystérieuse fille pour d’autres…

Je suis donc la fille de 40, qui a maintenant atteint l’âge vénérable de la « wish list ». En peu de mots, je suis originaire de la plus belle région du Québec, je n’ai pas assez voyagé, éternelle étudiante, maman d’une grande fille, nouvellement célibataire et professionnelle à ses heures.

L’idée d’écrire ce blogue m’est apparue un matin, assise à mon bureau, à regarder mon écran qui semblait devenir blanc. Vous savez ce type de journée où on dirait que tout vous fait un doigt d’honneur et que rien ne veut vous réconforter? Bien, (j’ai le droit d’écrire « ben » dans un blogue?) c’était cette journée là! Je venais de lire un énième blogue indiquant les meilleurs trucs pour passer à travers une séparation….je pensais pas que j’en avais besoin, avant ce matin là!

La fameuse wish list

Communément appelé la liste de souhaits ou de voeux, l’idée apparaît souvent après quelques verres de vin et l’approche d’une étape de vie importante; la fin des études, la recherche de l’âme soeur, l’achat de la maison ou le quarante ans!

Moi, ça m’est venu en marchant avec un parfait inconnu, provenant tout droit d’un site douteux. (voir le blog de ce fameux outil, incroyable!) Du haut de son 6′ plus petit qu’il m’avait décrit, en moins de 30 minutes il a semé en moi l’idée d’écrire ce que je voulais faire de mes 40 ans. « Tu écris tout, banalités ou pure folie, laisses-toi aller! » Pas fou Faux6pieds! Le concept ne m’était pas complètement abstrait, mais sa façon de le vendre était particulièrement tentant. Après qu’il ait cavalièrement mis fin à notre relation, qui n’avait jamais commencé en fait, je me suis mise à l’écriture de cette liste. Armée de mon téléphone, section notes, j’ai même mis les petits cercles pour cocher quand c’est fait, j’ai laissé aller mon imagination.

  1. Débuter et poursuivre le yoga
  2. Terminer ma maîtrise
  3. Débuter les démarches pour travailler à Paris
  4. Visiter Chicago
  5. Visiter San Francisco
  6. Prendre des cours d’anglais (ce serait plus pratique en 3e position….mais bon)
  7. Visiter le sud de la France
  8. Avoir un tatouage
  9. M’acheter des fleurs régulièrement

Pourquoi 9? Trop ambitieux? Pas assez? Pourquoi pas 10? Je ne sais strictement pas. J’ai écouté et je me suis laisser aller.

Donc, c’est avec ma « wish list » en poche que j’ai commencé l’aventure!

Je sais, je sais, vous vous demandez vraiment quelle était la méthode cavalière de notre rupture à Faux6pieds et moi? Il m’a envoyé le lien youtube de la chanson CiaoBella. Mais le plus drôle, ce n’est pas ça. Je n’ai pas saisi instantanément, je lui ai donc demandé « Tu aimes cette chanson? ». Il m’a envoyé une deuxième version. Là j’ai compris! Lol

J’y pense, on ajoute:

10. Me séparer sans trop me massacrer.