En train de s’installer!

J’ai frôlé le désespoir. Oui, oui!

J’ai déjà rêvé, dans l’un de mes délires communs, de vagabonder de ville en ville, de découvrir le vieux pays en travaillant ici et là, sans trop de racine. Un genre de SDF organisé un brin. Mais là, je vous confirme que ce n’est pas fait pour moi du tout. J’ai essayé, et j’ai regreté.

J’ai besoin de petites racines à quelque part qui prennent le temps de s’abreuver du peu d’eau qu’elles obtiennent. C’est maintenant un fait et je m’y tiendrai, promis! Je me demande si ce besoin viscéral peut se déconstruire et me permette de vivre en errance? Une thérapie patte en l’air à décortiquer mon allaitement? J’hésite!

Ceci dit, je viens de m’installer dans mon nouveau chez moi. La fille de 40 qui prendra racine à 42 dans un nouveau lieu.

Merci 18 pour ton hospitalité, 36 n’aurait su faire sans toi 🙂

BlackList Été 2021 – Fini la capacité de dormir

Ben oui toi. C’est chose du passé. M’endormir paisiblement, sans rien ni pourquoi, sans tempête ni tourment, juste m’endormir n’est plus dans les plans. Niet, finito, je dors pu!

Bon, faut pas exagérer, je dors un peu, mais j’ai l’honneur de voir la majorité des heures passer sur mon cadran. Je peux mème maintenant estimer l’heure qu’il est par la puissance de la lueur de lune. Je perd peut être mes habiletés de sommeil mais je développe parfaitement celles des devins de l’heure sans horloge! Je suis douée. Crevée, mais douée.

BlackList Été 2021 – Fini les salutations

Dans ma nouvelle contrée lointaine professionnelle, il est de mise de laisser tomber les salutations de base en début de courriel. Terminé le « Allo », « Bonjour », « Salut » ou « Hey » à la limite.

Non, on y va avec le prénom. Exemple:

Ginette,

Bien vouloir procéder à l’ablation du savoir vivre de notre ami Jean-Guy.

Georges

WTF! C’est quoi ces manières. J’avoue que c’est terriblement long d’ajouter un « Allo » tout doux en début de communication. Et là je ne parle pas du reply de reply de reply. Je parle du courriel initial, le premier, celui qui amorce, celui qui ouvre la porte. Je viens de calculer à l’instant que cette ajout nécessite l’investissement d’un 2 secondes…2 secondes…4 si tu tapes à un doigt. La vie va si vite que nous n’avons même plus le temps de saluer? Et ne me sortez pas que c’est le côté cartésien qui pousse à agir ainsi, celui qui maximise l’efficacité en dépit de l’interaction humaine. Où il y a communication, il y a humain. Concept de base.

Je suis estomaquée. Je prône l’investissement du 2 secondes. L’étiquette, c’est pas juste à la table.

Point.

La fille de 40 en a plein son cassss…

Long time no see. But si long fût le temps! Je ne t’avais pas oublié, mais j’avais oublié à quel point tu pouvais me faire du bien. Donc voilà que je t’utiliserai comme exutoire, purgatoire, assommoir ou tout ce qui finit en oir à condition que tu ne me dises pas d’aller me faire voir.

Ceci dit, j’en ai plein mon cassss ces temps-ci. Au diable la rigolade, j’ai les méninges qui brûlent, ou du moins qui ne dansent plus au même rythme. Pour retrouver mon harmonie intérieure, je déclare donc la wishlist de 40 mise de côté pour la black list de ce qui me tapent sur les nerfs en cette belle période estivale inoubliable! Je vous avertis, je ne mettrai pas de gants blancs, ma santé en dépend!

Pour public averti!

Minnie mouse is in the house!

Mise en contexte: Deux filles, un chalet, une forêt, un foyer, beaucoup de vin, un dimanche matin décrété relaxe, une souris.

Mise en situation: Je me proclame la fille indépendante, fille de maison qui peut gérer toute seule, j’allume un feu en moins de deux, même dehors à moins dix, je suis celle que tu envies presque, je te le dis. En plus, l’amie qui a tout pour être envié, qui le crie juste un peu moins fort que l’autre qui se proclame. 30 kilomètres parcourus en diverses techniques hivernales, on mérite notre dimanche matin relaxe.

La conclusion: Dimanche matin, 6h30, celle de 5’10 » debout sur le sofa qui capote un peu trop, la fille indépendante, qui peut gérer toute seule, réclame de tous ses poumons l’amie tant aimée qui dort trop fort à côté afin de la sauver de la minuscule souris qui a osé la visiter ce matin là. Celle de 5’4 » gère la situation, sans même être réveillée complètement.

La morale de l’histoire:

  1. Fils, ta mère est pas mal moins effacée que tu le crois.
  2. Toujours avoir des trappes à souris à portée de main et du beurre de noix, plus jet-set que celui de peanut; c’est ça Boucherville.
  3. Ma mère dirait: Ben voyons, t’en a déjà eu une!
  4. Le ridicule ne tue pas; l’amie a une photo à l’appui.
  5. Un dimanche matin, c’est fait pour bouger voyons! (bonhomme avec des yeux qui regarde en haut!)

Casse-Noisette, vraiment?

Est-ce que c’est « in » de dire que tu es déjà allé voir Casse-Noisette? Tsé en vrai là! Je me posais cette question un beau vendredi soir en regardant par inadvertance cette pièce qui passait à la télé. C’est beau, c’est un classique; c’est comme s’il faudrait qu’on l’est tous vus.

Car en fait, roulement de tambour, je n’y suis jamais allée. J’avoue, platement comme ça. Et j’ai comme un malaise en avouant ce pieux secret. J’entends plus souvent les gens dire qu’ils y sont allés que le contraire. Assurément, pas si important comme réflexion existentielle mais c’est ce qui a coloré cette soirée donc comment m’empêcher de vous le partager.

Et je reviens sur le fait que c’est beau. Est-ce essentiel de trouver ça beau au fond? Exemple parfait du phénomène mystérieux qu’est la pression sociale. Je vous ai déjà parlé de « celui » qui était passionné du ballet? Je devrais d’ailleurs lui souhaiter Joyeux Noël question de garder contact, on sait jamais! Ceci dit, est-ce vraiment beau à regarder Casse-Noisette? J’ai mal aux pieds à analyser leurs pointes bien franchement. Je vous avoue même que j’ai laissé la télé allumé ce soir là, mais que j’ai mis du Roxette comme fond musical. Ok, ok, certain vont questionner mon choix musical, je feelais lover je crois 😉

I wish a could fly with the noisette!

Le ski de mon fond!

Au diable la pandémie, je parcourrai contrée et région pour valider si le ski de fond peut supporter ma gracieuse prestance. Armée, comme toujours, de ma précieuse amie, dunes et vallons de l’entrée de ma magnifique région, on arrive.

N’ayant pas de communes mesures, j’entamerai la saison accoutrée du nouvel équipement, passant du ski dernier cri au pantalon hors de prix. Ma retraite en assumera la perte, tant pis. 

Dix kilomètres qui me parurent une centaine plus loin, je confirme que le ski de fond et moi, on fera ménage pour quelques mois. Ce sera une relation amour/haine assurément, mais mon orgueil en voudra ainsi. Fièrement couronnée d’un hématome de la grosseur d’un melon d’eau sur une fesse qui n’en fait même pas cette grosseur, d’un mélange de bleu, mauve et vert douteux, à nous deux, on entretiendra les muscles du vélo tant apprécié en format été.

J’offre à l’avance mes plus plates excuses à tous ceux que je croiserai.

Alléluia

N’ayons pas peur de la déception

J’aimerais abolir le concept de déception. Dois-je envoyer un formulaire quelconque pour en faire la demande à une instance occulte à quelque part? Dites-moi où.

Suite à ma sortie en règle de la zone de confort, j’ai vécu certaines émotions que certains qualifieraient de déception. Mais en fait, c’est quoi réellement une déception? Un petit moment où, oui, on encaisse une nouvelle ou un résultat que l’on espérait pas, mais outre cela, qu’est-ce qui est venu avant? On l’oublie?

Je décrète donc officiellement la déception comme merveilleuse! Car il ne faut pas oublier qu’avant cette dernière, il y a eu le moment d’exaltation, de contentement, de bonheur ou appelez le comme vous voulez, relié à cette dites « déception ». Elle succède donc des moments de complaisance, d’accomplissement, du merveilleux? Je veux en vivre tout plein alors des déceptions. Car vouloir les anéantir, correspond à enlever le feeling de ce qui vient avant? Jamais.

J’aimerais abolir le concept de déception. On commence par où?

Quand tu oses…

Oui, j’ai osé! j’ai osé franchir la ligne. Osé sortir de ma zone de confort.

Les filles, je m’adresse à vous. Les gars, revenez plus tard, ou lisez pour votre intérêt personnel, ou peut-être pour votre développement; je vous laisse juger.

Tout à commencer il y a longtemps, confirmé après la lecture d’un article créé par un regroupement de femmes d’affaires au Québec, qui a pour but de mobiliser, voire motiver, les autres femmes à poursuivre leurs rêves professionnels. Petite nuance ici car il est plutôt mentionné de poursuivre son ascension, mais je ferai une libre interprétation en modifiant le terme pour rêve. Atteindre un sommet est si relatif…à mon humble avis. Pour reprendre Mintzberg, et si on aplanissait les structures pour éviter les sommets!

Ceci dit, j’y ai compris qu’au delà de parfois croire que l’on mérite un avancement, un remerciement ou un changement, on le vaut! Oui, on le vaut! Simplement, mais sûrement. Croire en sa valeur, est loin devant croire qu’on le mérite. Car dans le deuxième sens, l’action précède l’accès et fait de l’ombre à qui nous sommes.

J’ai donc osé, traverser la ligne du confort actuel pour faire voir qui je suis, et par le fait même ce que je vaux!

So be it!