Un beau dimanche matin, la petite balade de vélo parfaite, deux montées distinctes, linéaire avec pour but le doux son bucolique des chutes; la quête du moment de zénitude pour faire place à de nouvelles aventures dans mon esprit.
Je n’ai pas le kit du tour de France. Armée de mon vélo de type hybride, pas de casque, et pour ce point je n’ai aucun argument à ma défense, je roule avec une attitude contemplative. Regards à gauche, regards à droite, je profite du moment, je garde mon côté, je suis une bonne citoyenne à deux roues.
Loin de moi l’idée de juger (ça me fait rire débuter une phrase comme cela, ça indique justement que je jugerai…) mais je sens un truc bizarre quand je croise le descendent de Lance Armstrong. Nous n’avons certes pas les mêmes ambitions, mais…
Un malaise?
Une envie?
Le fait est que ce matin, en croisant l’homme mûr, le crew entier ou le couple aux allures parfaites tous adeptes de performance moulé de spandex, je me suis sentie encore plus zen, bien avec mon humeur contemplative. C’est beau un champ de blé d’Inde quand tu t’y attardes; la précision du rang, l’horizon au loin. Mais j’avoue que c’est aussi parfois beau l’homme adepte de performance moulé de spandex!
À vous, si vous croisez la fille avec le vélo qui mériterait un brin de WD40, souriez, elle vous l’as assurément offert en premier!
Note à moi-même: Me renseigner sur l’artiste qui colore ce bout de paradis entre deux villages nowhere d’oeuvre à l’effigie de pénis. Ton inspiration m’intrigue!