Je ne suis pas une spécialiste en site de rencontre. Quelques semaines après la déclaration de mon nouveau statut matrimonial à la RAMQ (c’est cette date que je retiens), me voilà à fouiller sur les internets à la recherche d’une source de chaleur humaine. On a beau se décréter célibataire et fière de l’être, en année sabbatique de couple après deux mandats totalisant plus de 20 ans, j’avais quelques sourires à partager. (Je devrais envisager la politique)
Voilà donc que le site douteux et moi-même avons fait connaissance. Sésame, un nouveau monde s’ouvrait à moi. Voulant garder un côté mystérieux, j’ai complété la fiche avec le moins d’informations possibles, poussant l’audace à me prénommer par des signes de ponctuation. Quelques minutes plus tard, un premier clin d’oeil! Toute énervée, je me suis dit que mon mystère portait fruit, on veut ME parler. Dans ce monde virtuel de moi, de je mais tellement loin du nous, j’ai erré à m’en demander si je n’étais pas maintenant une accro aux gringos. Mon constat principal: les gars, une photo de vous avec un arrière plan de salle de bain douteuse, ce n’est pas chic. Faux6pieds, à qui j’ai soulevé le point, m’a expliqué que la présence du miroir leur permettait de se mettre en valeur et de valider le produit fini. Ok, j’en conviens, mais une toilette en arrière plan, quand même! Mon second constat, on voulait pas vraiment ME parler. La lucidité à rapidement pris le dessus, je vous rassure tout de suite…le CiaoBella a marqué mon côté niais/cute/adorable/attachant. Faut bien mettre de l’enrobage!
Au final, j’y ai fait quelques rencontres, en majorité ne dépassant pas la marche de validation. J’ai eu la chance de rencontrer le fanatique du ballet avec un verbe exceptionnel (ne pas faire d’erreur dans l’orthographe svp), le sportif à la maison qui pensait pour deux, le plus petit que moi autant verticalement qu’horizontalement et Faux6pieds. On s’est écrit, on s’est croisé, on s’est salué. Sauf le Duc, le cinquième, on partage une passion bizarre…on verra.