Un seul mot, outch!
Plusieurs semaines que je suis célibataire, je me sens heureuse.
Histoire courte: 15 ans de vie de couple qui s’éteint, 5 minutes de pleurs, on passe à autre chose. Il est bien, je le suis.
Histoire publique: Quinze belles années de vie commune, avec le cliché des hauts et des bas. On décide de se séparer. Le « on » est super important et le ton est mis sur ce mot lors de la représentation orale de l’histoire courte. L’un et l’autre n’avons plus la même définition du bonheur, ça grince un peu, mais ça passe. Viens le 5 minutes de pleurs quand les dernières boîtes quittent, une bouteille de blanc plus tard, on passe à autre chose. Il est bien, je le suis.
Histoire réelle: Ayoye bordel de merde. Le coup de poing est arrivé la veille de ce matin là. Site douteux aidant, après les quinze belles années de vie commune, j’ai tranquillement donné de l’ouverture à des rencontres potentielles. La boîte à poux fonctionne à plein régime: on se questionne à savoir quelle genre de nouvelle relation on veut, permettant d’avoir plus de hauts que de bas: amicale, sérieuse, occasionnelle, amicale/sérieuse, amicale/occasionnelle, sérieuse/occasionnelle (j’ai un doute sur celle-là!), le style de gars, physiquement, intellectuellement, des enfants, pas d’enfant, tatoué, barbu, brun, roux, fou, etc… J’ai la vague impression que tout cela a occupé mes pensées pour m’empêcher de penser à ce que je devrais vraiment penser. Vous me suivez? Vint le moment charnière: une rencontre intéressante, Lui, les mêmes attentes sous le format sérieuse/occasionnelle (j’ai toujours un doute sur celle-là), différents styles mais plausible, la troisième « date », je veux impressionner, scénario su’à coche, éviction temporaire de tout être vivant de la maison…et je me fais larguer par email à quelques heures de cette soirée mémorable. Le résultat? Toutes les émotions que je refoule depuis des semaines surgissent en tsunami. Le rejet s’est faufilé dans la blessure encore ouverte…
Conclusion: Lui n’a rien à y voir et on a besoin de temps avant le « Il est bien, je le suis ».
Fin…dans un avenir que je souhaite rapproché.